samedi 20 décembre 2014

London for ever (2)

Disons-le bien, Londres avant toute autre chose, c'est une atmosphère. Elle ne se perd dans certains quartiers que pour mieux réapparaître dans d'autres. J'ai beau connaître la ville depuis très longtemps, y aller aussi souvent que possible, je ne m'y ennuie jamais, il y a sans cesse ce mélange entre tradition et modernité, calme et effervescence, que cette dernière soit économique, vestimentaire ou musicale, une sorte de permanence dans le changement...

Côté tradition, j'ai cette fois découvert un quartier paisible, desservi par le métro, dans lequel les prix de l'immobilier et de l'hôtellerie sont presque raisonnables, dans lequel de nombreuses maisons sont réhabilitées, et qui m'a complètement séduite. Il s'agit du borough de Lambeth. Il faut y aller, vite.





Clapham Common est un parc encore paisible même si les joggers y prennent déjà leurs marques.




Et puis, d'un coup de métro, sans changer de ligne, même s'il faut traverser Londres du sud au nord, on peut aller faire un tour à Camden Town. Hélas, les touristes s'y déversent par dizaines dès le matin et, contrairement aux habitudes des autochtones, il faut y aller de bonne heure. Enfin, vers 10 heures…

Et là, le spectacle est assuré, dans les boutiques et dans la rue.















On ne saurait résister au  thé avec le chapelier fou et le lièvre de Mars!





Quand il fait beau, le décor de l'écluse (Camden Lock) est bien sympathique même pour quelqu'un habitué à celle qui sépare le canal Saint Martin  du bassin de la Villette, du côté du quai de Seine et du quai de Loire!








Il y a là des marchés à faire pâlir nos Puces car ici tout n'est que vêtements, musique et objets "vintage" ou avant-garde,  un vrai bonheur. Il ne faut surtout pas suivre les foules et s'engouffrer dans le premier venu mais marcher un peu car plus on avance, plus les choses deviennent intéressantes… et moins il y a de touristes naturellement. 







Quand je pense que je me suis retrouvée seule devant "The Hawley Arms", le pub un temps fréquenté par Pete Doherty, les frères Gallagher et… Amy Winehouse.









De plus, à quelques mètres des zones surexploitées, survoltées, surpeuplées, se trouvent de bien belles maisons. Il n'y a pas à dire, Londres me ravira toujours.





Sur le chemin du retour, nous trouvons sur le parking ce qu'un vrai britannique adore et qu'on ne saurait ignorer, une superbe Lagonda (fabrication Aston Martin) de collection. Quelle allure!




Quant au retour sur le port Calais, vu de la mer, il semble tiré d'un joli petit film  romantique… Oh la la! J'y retourne dans quelques semaines car quel que soit le temps qu'il fait… j'aime!!



mardi 16 décembre 2014

London for ever (1)

Londres, ça commence toujours par une traversée en bateau… Bien sûr l'Eurostar est plus rapide, mais tous les prétextes me sont bons pour "partir en mer". Et la traversée dure tout de même 1h30! Quel plaisir!




Certes nous ne voguons pas sous le soleil des Caraïbes, mais il y a tout de même quelques beaux effets de lumière.




Et c'est bien vers la lumière que je m'évade puisque se tient à Londres l'exposition "Late Turner" (jusqu'au 25 janvier 2015) et qu'il ne faut surtout pas la manquer. Pourquoi? Parce que Turner, c'est beau, et cet adjectif à lui seul tient lieu d'explication. Petit détail, l'exposition s'intitule "Late Turner" parce que sont présentées des oeuvres que Turner a peintes lorsqu'il a eu passé la soixantaine. Eh oui, même si on le présente comme un vieil homme acariâtre (et je n'ai pas voulu voir le film de Mike Leigh avant de voir les toiles), sa peinture est, elle, pleine d'éclat, de vie, de mouvement. Il n'a cessé de poursuivre son travail et d'innover par les matières, par les formats, par l'inspiration (Turner était un grand voyageur, un homme de culture et il aimait la  mer, que de sources de chefs d'oeuvres!). Je ne présente là que quelques exemples de peintures mais il y a aussi des aquarelle sublimes dont on dit qu'elles sont parmi les plus belles jamais réalisées… To put it in a nutshell (hahaha!), it was up to my expectations.






Regulus (1837)
The Burning of the Houses of Lords and Commons (1835)


Light and Colour - the Morning after the Deluge (1843)


Rain, Steam and Speed - the Great Western Railway (1844)

Et j'ai profité de cette visite culturelle pour faire ce que je ne fais plus jamais à Londres, du tourisme!





Pour cela, bien sûr, j'ai pris un bateau sur la Tamise. Non, tout de même pas un "bateau mouche", mais une navette rapide, sorte de "batobus londonien", qui va de Embankment à Canary Wharf.

Là, j'ai pu voir  l'improbable harmonie qui existe entre les monuments de toujours et les nouvelles constructions, sentir le lien entre le dynamisme économique et culturel de la capitale.

A l'évidence, le London Eye n'en est pas le meilleur exemple car ce n'est pas l'élément architectural le  plus heureux du décor. Mais avec la grande roue de la Concorde, nous n'avons pas de leçon à donner à quiconque et il suffit de tourner les yeux vers l'autre rive pour retrouver les rassurantes Houses of Parliament et Big Ben!









Plus intéressant, "The Shard" est le building le plus haut d'Europe, ce qui ne l'empêche pas de bien se marier aux façades des anciens docks.




Il n'est même pas certain que Shakespeare de son théâtre du Globe ait renié son voisin ventru…





Quant au Tower Bridge, et à la Tour de Londres, des classiques parmi les classiques, ils n'ont rien perdu de leur superbe, même si sur la rive droite a poussé une "skyline" digne de métropoles d'avant-garde.









C'est vrai que j'ai appris à aimer l'architecture moderne (en particulier à New York et à Chicago), que je la trouve ambitieuse, voire audacieuse, et que ce n'est pas pour me déplaire. Je trouve même qu'à Paris nous sommes un peu frileux dans ce domaine.

Etant arrivée dans le quartier de Canary Wharf par le fleuve, j'ai voulu en repartir par le métro et la station de cette DLR (Docklands Light Railway, récente ligne automatique connectée au reste du réseau) m'a séduite... 




… même si au changement suivant j'ai retrouvé avec plaisir le bon vieux Tube!




samedi 4 octobre 2014

Grenade (2)

L'Alhambra peut se visiter en moins d'une journée (3 heures d'après les guides officiels), mais on en sort étourdi par trop d'informations et trop d'images… Il faudra un moment pour digérer tout cela. On aimerait, comme Washington Irving y séjourner plusieurs mois…

Qu'importe, au sortir des Palais Nasrides on traverse de magnifiques jardins au bord desquels se dressent des tours comme celle dite des Princesses, petit trésor architectural, qui inspira l'un des Contes de l'Alhambra.







Et cette sorte de chemin de ronde mène à un nouveau palais, le Généralife, conçu comme une résidence de plaisance et de repos pour les souverains.
Une grande partie du domaine est consacrée aux jardins.




Puis apparaissent les bâtiments qui, comme dans les Palais Nasrides, mettent en valeur des jardins se reflétant souvent dans des bassins et destinés à être admirés.




La Cour du Canal est devenue l'emblème du Généralife et de ses magnifiques jardins. Mais celle du Cyprès de la Sultane (je n'ai pas vu le cyprès) n'en est pas moins superbe.






Et les jardins se poursuivent à un niveau supérieur, abritant ce "Mirador Romantique" du meilleur effet.





Il faut cependant, tôt ou tard quitter l'Alhambra et partir à la découverte de Grenade.

Ses vieilles rues sont agréables...




… ses avenues comme la Calle Reyes Catolicos fort élégantes…




… la Plaza Nueva, au pied de la Chancellerie Royale (devenue Tribunal de Justice) construite au XVIème siècle, éblouissante…




… et bien sûr l'Albaycin, ancienne "ville arabe", pleine de charme.




Dans la Carrera del Darro, il ne faut absolument pas manquer les Bains Arabes. Des 21 thermes de Grenade, les "Baños de Nogal" sont parmi les mieux conservés d'Andalousie et le plus vieil édifice de la ville. Ils datent du XIème siècle. L'entrée principale en est "dissimulée" par une maison d'époque chrétienne mais lorsqu'on l'a découverte, c'est impressionnant.





Et il ne faut surtout pas renoncer à grimper par les ruelles étroites pour accéder au Mirador de San Nicolas et découvrir à nouveau…




… l'Alhambra dans toute sa majesté.




S'il est une ville espagnole qu'il ne faut pas manquer, c'est bien Grenade.