Londres, ça commence toujours par une traversée en bateau… Bien sûr l'Eurostar est plus rapide, mais tous les prétextes me sont bons pour "partir en mer". Et la traversée dure tout de même 1h30! Quel plaisir!
Certes nous ne voguons pas sous le soleil des Caraïbes, mais il y a tout de même quelques beaux effets de lumière.
Et c'est bien vers la lumière que je m'évade puisque se tient à Londres l'exposition "Late Turner" (jusqu'au 25 janvier 2015) et qu'il ne faut surtout pas la manquer. Pourquoi? Parce que Turner, c'est beau, et cet adjectif à lui seul tient lieu d'explication. Petit détail, l'exposition s'intitule "Late Turner" parce que sont présentées des oeuvres que Turner a peintes lorsqu'il a eu passé la soixantaine. Eh oui, même si on le présente comme un vieil homme acariâtre (et je n'ai pas voulu voir le film de Mike Leigh avant de voir les toiles), sa peinture est, elle, pleine d'éclat, de vie, de mouvement. Il n'a cessé de poursuivre son travail et d'innover par les matières, par les formats, par l'inspiration (Turner était un grand voyageur, un homme de culture et il aimait la mer, que de sources de chefs d'oeuvres!). Je ne présente là que quelques exemples de peintures mais il y a aussi des aquarelle sublimes dont on dit qu'elles sont parmi les plus belles jamais réalisées… To put it in a nutshell (hahaha!), it was up to my expectations.
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| Regulus (1837) |
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| The Burning of the Houses of Lords and Commons (1835) |
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| Light and Colour - the Morning after the Deluge (1843) |
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| Rain, Steam and Speed - the Great Western Railway (1844) |
Et j'ai profité de cette visite culturelle pour faire ce que je ne fais plus jamais à Londres, du tourisme!
Pour cela, bien sûr, j'ai pris un bateau sur la Tamise. Non, tout de même pas un "bateau mouche", mais une navette rapide, sorte de "batobus londonien", qui va de Embankment à Canary Wharf.
Là, j'ai pu voir l'improbable harmonie qui existe entre les monuments de toujours et les nouvelles constructions, sentir le lien entre le dynamisme économique et culturel de la capitale.
A l'évidence, le London Eye n'en est pas le meilleur exemple car ce n'est pas l'élément architectural le plus heureux du décor. Mais avec la grande roue de la Concorde, nous n'avons pas de leçon à donner à quiconque et il suffit de tourner les yeux vers l'autre rive pour retrouver les rassurantes Houses of Parliament et Big Ben!
Plus intéressant, "The Shard" est le building le plus haut d'Europe, ce qui ne l'empêche pas de bien se marier aux façades des anciens docks.
Il n'est même pas certain que Shakespeare de son théâtre du Globe ait renié son voisin ventru…
Quant au Tower Bridge, et à la Tour de Londres, des classiques parmi les classiques, ils n'ont rien perdu de leur superbe, même si sur la rive droite a poussé une "skyline" digne de métropoles d'avant-garde.
C'est vrai que j'ai appris à aimer l'architecture moderne (en particulier à New York et à Chicago), que je la trouve ambitieuse, voire audacieuse, et que ce n'est pas pour me déplaire. Je trouve même qu'à Paris nous sommes un peu frileux dans ce domaine.
Etant arrivée dans le quartier de Canary Wharf par le fleuve, j'ai voulu en repartir par le métro et la station de cette DLR (Docklands Light Railway, récente ligne automatique connectée au reste du réseau) m'a séduite...
… même si au changement suivant j'ai retrouvé avec plaisir le bon vieux Tube!

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