Tout commence, comme pour un voyage ordinaire, par un aéroport (celui d'Oslo) sous le soleil et c'est encourageant. A Paris, il faisait gris au départ.
Mais après quelques heures de vol au delà du nord de la Norvège, arrivés au dessus de l'archipel des Svalbard, l'île de Spitzberg apparaît avec ses sommets enneigés. Impressionnant début août!
Ce sentiment d'étonnement se renforce encore lorsque je vois ce gigantesque glacier descendre vers la mer…
Mais à l'arrivée sur Longyearbyen, capitale de l'archipel, l'impression est encore différente : la neige et les glaciers semblent avoir reculé pour laisser la place à une sorte de campement aux cabanes de bois. Le dépaysement commence...
… et ce n'est pas l'ours naturalisé veillant sur le tapis à bagages de l'aéroport local qui me démentit!
Nous voci donc à Longyeabyen, hébergés dans le plus ancien hôtel de l'île construit en 1947 pour accueillir chercheurs, explorateurs et exploitants de la concession minière qui favorise le développement de la "ville".
L'endroit est très chaleureux et accueillant; on imagine aisément qu'on puisse s'y sentir bien, même durant la nuit polaire.
Mais là encore, il est des détails qui ne trompent pas : un ours polaire en céramique veille sur ma tasse de thé…
Il est à présent temps de sortir faire un tour "en ville" et même si la neige n'est pas là, tout y fait penser, comme ces parkings à motoneiges , moyen de transport habituel ici. Il y en a des quantités!
Le seul monument de la ville est son église de bois elle aussi, dans la plus pure tradition scandinave.
Le petit cimetière à flanc de (haute) colline est pour le moins simple et rustique. Nombreux sont ceux qui n'ont pas eu le privilège d'être ramenés et enterrés "en ville"…
Qui dit ville, et qui plus est capitale, dit centre commercial!! Et il y en a un à Longyearbyen, coloré et chauffé, ce qui le rend sympathique.
Mais sur la porte coulissante se trouve un panneau inhabituel sous nos latitudes : "No Guns Allowed". Nous ne sommes pas au Far West mais il faut déposer son fusil avant d'entrer dans le centre commercial.
Car ici, un fusil, toute personne sortant du périmètre du campement en porte un. Les ours, il y en a 3000 sur ces îles (autant que d'habitants) et ce ne sont pas des animaux apprivoisés. Alors tout confirme que nous avons quitté les terres colonisées par l'homme et que nous entrons "au royaume de l'ours polaire"!













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