jeudi 18 septembre 2014

De bonnes raisons d'aller à Porto

On ne va certes pas à Porto pour la sécheresse de son climat : C'est une région du Portugal relativement humide qui reçoit plus de précipitations que les autres en raison de sa proximité de l'océan et de ses températures à l'amplitude faible et jamais caniculaires.

On peut y aller bien sûr, pour apprendre à mieux connaître le porto. La visite d'une cave s'impose. Ce n'est pas cher, on a le choix (on est mieux reçu dans les moins "connues") et la dégustation est gratuite. 




A l'époque où les Anglais se mirent à exploiter le filon, à la fin du XVIIIème siècle, l'exportation se faisait par le fleuve Douro qui traverse la ville. Et, bien sûr, les bateaux, surtout chargés de fûts de Porto, je ne résiste pas…




Il n'y a pas qu'un pont qui traverse le Douro mais à coup sûr le pont Luís I est le plus pratique pour aller du centre ville à Vila Nova de Gaia où sont les caves. Il fut construit entre 1881 et 1886 par l'ingénieur Théophile Seyrig, disciple de Gustave Eiffel, avec qui il avait travaillé pour la conception du pont Maria Pia (qui lui ressemble comme un frère et qu'on aperçoit derrière)










La ridicule mode des "cadenas d'amour" a envahi le lieu mais la structure devrait mieux résister que le Pont des Arts à Paris… Alors qu'on se le dise pour sceller un amour éternel!!




C'est donc pour la variété et la qualité de son architecture (je devrais dire de ses architectures) qu'on va à Porto.

Commençons par le plus "voyant" : l'église des Clercs de style baroque (fallait-il le préciser?) construite au XVIIIème siècle et dont la tour reste à ce jour le plus haut clocher du Portugal.




Sa voisine l'église des Carmes n'est pas en reste. Et il arrive aussi qu'il fasse très beau à Porto.




La Camara Municipal (mairie) date de 1920 et tout le quartier situé derrière la gare de Sao Bento sont un hymne à l'Art Déco




Il reste enfin Cais Da Ribeira, ancien quartier des pêcheurs qui, si on ne craint pas l'exploitation touristique intensive, garde un certain cachet.




Mais s'il est deux bonnes raisons d'aller à Porto, les voici :

la librairie Lello, un chef d'oeuvre hélas trop connu des tours opérators et des touristes qui ne fréquentent jamais en temps normal une librairie, une vraie. Mais même assaillie, il est des moments de grâce où on peut vraiment en sentir l'âme.








La photo nest pas de moi, il est, en principe, interdit de faire des photos à l'intérieur… Mais c'est beau, très beau.



le "Galeria de Paris" (au 56 de la rue du même nom), royaume du kitsch, du vinage, des sixties, que sais-je encore? On y va moins pour la "gastronomie" (mais à 6€ par personne, vin et café compris, peut-on faire le délicat?) que pour la déco.









J'ai aimé d'autant plus que les touristes s'y égarent encore peu. Et je n'y ai finalement pas si mal mangé...

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