jeudi 11 septembre 2014

Deux musées à Oslo

Ce qu'on attend d'une capitale c'est son charme bien sûr, sa personnalité, ses lieux de distraction, mais aussi, pour certains, ses musées. Et Oslo est riche en musées, qu'ils soient en rapport avec la mer ou avec notre patrimoine culturel. J'en ai choisi deux : le Fram Museum et, bien sûr, le musée Munch.

Un petit tour de ferry pour traverser le fjord (dont la ville tire son nom actuel) et nous voici sur les traces du premier bateau à avoir exploré l'Arctique (et l'Antarctique) sous le commandement de Nansen (et Amundsen) entre 1893 et 1912. Le bateau qui vient de nous faire naviguer aux limites de la banquise portait ce nom fameux de Fram et je me devais de voir l'original.




Le bateau est une goélette de 39 m de long et de 11 m de large lancée en 1892 et construite pour résister à la pression des glaces et emportant combustible et provisions pour un équipage d'une douzaine d'hommes pendant 5 ans.




Il est intéressant de voir le carré, la cuisine et les cabines de ce navire sur lequel l'équipage restera en fait 3 ans.










Inutile de préciser que ma "croisière d'exploration", si elle répondait à des normes de sécurité drastiques, n'en était pas moins plutôt plus confortable. Encore que l'équipe de Nansen n'était pas si mal lotie que cela… C'est sans doute ce qui permit son succès

Le second musée, c'est l'incontournable musée Munch. Deux stations de métro suffisent pour passer du centre ville à une banlieue calme et verdoyante.




Edvard Munch (1863-1940) est sans aucun doute le peintre norvégien le plus éminent, et son oeuvre "Le cri" universellement connue. Cette oeuvre expressionniste (dont il existe 4 versions) fut peinte entre 1893 et 1917. D'aucuns disent qu'elle symbolise "l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle". Elle est en tout cas sombre, impressionnante et inoubliable.




Lors de ma visite dans ce musée se tenait une exposition intitulée "Through Nature" qui associait cette oeuvre de Münch au squelette d'Ida, le controversé "chaînon manquant". Y avait-il chez elle déjà une crispation angoissée à l'idée de l'avenir qui l'attendait? J'aurais aimé rencontrer le curateur de l'exposition pour en discuter…




A part cela, ma visite à ce petit (par la taille) musée m'a fait découvrir bien d'autres oeuvres de Munch  moins tragiques et tout aussi belles comme cette "Madonne" (1893-1894)



C'est surtout à partir de cette toile superbe intitulée "The Sun" (1911-1916) que Munch peignit des tableaux plus apaisés, souvent des femmes et des fleurs.










Une visite à ne pas manquer si on passe par là.

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