Au fil de la route qui longe la mer sur la côte sud de l'Espagne, on est frappé par la proximité des côtes marocaines. Le détroit de Gibraltar n'est pas large (moins de 15 kilomètres, la moitié du détroit du Pas-de-Calais).
Et c'est alors qu'apparaît le rocher tant convoité...
Enclave britannique (depuis 1704) en terre ibérique, Gibraltar est âprement revendiqué par l'Espagne. En tant qu'anglophile anglophone, je ne pouvais l'ignorer quelles que soient les entraves mises sur mon chemin. Je m'attendais au pire à la frontière (des heures d'attente et des tracasseries douanières) mais en fait, en dehors d'une sorte de "chicane" obligeant à prendre l'unique route d'entrée 2 ronds-points plus loin sans indicationn claire (en gros, un petit quart d'heure d'errance), aucun problème.
J'ai choisi un grand classique, le Rock Hôtel. Cet hôtel, construit en 1932, a vu passer Winston Churchill, Errol Flynn et John Lennon, pour ne citer que quelques-uns des illustres hôtes. En accédant à son modeste balcon, on comprend vite pourquoi on y séjourne avec plaisir.
Le coucher de soleil (ça fait plaisir de voir à nouveau des couleurs qui rappellent tant de bons souvenirs) est à la hauteur du décor général. On raconte qu'il ne faut rien laisser sur son balcon, surtout pas le moindre relief de repas car les singes ne sont pas loin… Bien que l'hôtel soit construit entre le jardin botanique et le rocher lui-même, je n'y crois pas beaucoup.
Quelle n'est donc pas ma surprise le lendemain matin de voir deux invités attendre, réclamer presque, quelques friandises… Mais il est interdit d'attirer ceux que certains considèrent comme des intrus sous peine de forte amende et de plus, un "typical English breakfast" m'attend à la salle à manger dont je ne pense pas que nos amis les singes l'aient apprécié à sa juste valeur…
Un téléphérique mène des quartiers pris sur la mer au sommet du rocher en quelques minutes et c'est vraiment magnifique.
Et là, ce n'est pas une surprise, les singes sont nombreux et toutes les générations sont représentées . Il ne sont pas franchement apprivoisés mais ne craignent pas les visiteurs. La curiosité et la gourmandise l'emportent!
Dans le "centre ville" je retrouve (enfin) une architecture typiquement britannique. Il est même tombé quelques gouttes de pluie pour faire couleur locale.
Ronds points verdoyants, pubs traditionnels, je ne suis pas dépaysée.
Et après la tentation de l'English breakfast au Rock Hôtel, je ne résiste pas au "fish and chips" du Trafalgar. Il paraît même que la "bitter" est bonne. Moi, je n'y ai pas goûté, j'en suis resté au "gin and tonic" suivi d'un verre de vin blanc.
Ah, l'Angleterre au soleil… ce n'est pas seulement un rêve!





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire